Transmis par Astrid, un article intéressant de B. Maris sur les associations en général et le commerce équitable en particulier. Je vous le livre in extenso mais je conseille vivement de cliquer sur le lien à la fin pour lire les commentaires qui ont été faits : de quoi alimenter quelques débats !

Les associations créent de la richesse

Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain. Qui crée véritablement les richesses d'un pays, les associations ou le commerce ?  

Les associations en France produisent une grande part de l'activité qui ne passe pas par le marché... et qui pourtant crée énormément de richesse ! La loi de 1901, qui permet à toute personne de bonne volonté de créer une association, a connu et connaît toujours un succès extraordinaire. Il y a plus d'un million d'associations en France, et quelques 14 millions de personnes qui donnent de leur temps gratuitement, bénévolement, sans contrepartie. Imaginez l'immense création de richesse que représente tout ce temps accumulé ! Prenez par exemple le Genepi, Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées : 1300 membres, des étudiants, tous bénévoles, qui font de la formation en prison. On ne peut pas dire que ces gens ne créent pas de richesse ! Médecins sans frontières, Médecins du monde, créent de la richesse, on peut même parler d'une création pure de richesse.

Le commerce, au contraire, n'est pas toujours créateur de richesse
Le commerce marchand n'inclut pas les coûts sociaux et environnementaux. Autrement dit les prix du commerce n'intègrent pas ces coûts qui pourtant sont supportés par l'humanité. Prenons les fraises. Une fraise achetée en mars, et donc importée, nécessite vingt fois plus d'énergie qu'une fraise achetée en juin. Lorsque vous achetez un t-shirt en coton, vous le payez très bon marché, parce que celui qui l'a confectionné ne gagne rien et parce que le coton a nécessité un recours massif aux engrais et aux pesticides ; si l'on incluait le coût environnemental dans votre t-shirt, il coûterait beaucoup plus cher. D'où l'idée du commerce équitable, qui entre de plus en plus dans les mœurs : 29% des Français se disent attachés au commerce équitable, parce qu'ils ont le sentiment d'accomplir un geste citoyen et civique. Le produit équitable n'a pas nécessité de travail d'enfant ou de pesticides détruisant la nature. Mais c'est également un acte économique : car le prix du commerce équitable donne le vrai prix, alors que le prix du commerce normal est un faux prix, abusivement bas, qui n'intègre pas le conservation de la nature pour les générations futures. D'une certaine manière, avec le commerce équitable vous créez des emplois futurs.

La phrase du jour : « Le citoyen doit connaître le prix écologique des produits » Nathalie Kosciusko Morizet.

Pour les commentaires, allez voir sur www.marianne2.fr/Les-associations-creent-de-la-richesse_a88440.html?voir_commentaire=oui&PHPSESSID=a0a45d70b2cdb906ef26f8f37bdf699a
Vendredi 27 juin 2008
par Astrid et Val&rie ajouter un commentaire recommander
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Des nouvelles de nos visiteurs viet-namiens de Ket Doan :

Chers Amis, bonjour

Nous voilà revenus au Vietnam, sains et saufs!
Nous avons repris notre travail avec plus d'ardeur et plus de confiance aussi après un voyage très enrichissant qui nous donne une connaisannse plus concrète des activités des Artisans du monde et des Boutiques, et qui nous convainc aussi de la nécessité d'améliorer notre travail pourqu'il puisse répondre largement à ce que nous avons
vu et entendu, discuté aussi dans notre voyage et surtout dans nos conversations.
Nous vous remercions énormément de votre chaleureux accueil qui est signe d'une grande amitié et d'une solidarité profonde. Il nous a tellement impressionnés que nous nous disons qu'il faut bien travailler pour en être digne. Nous avons beaucoup appris aussi de votre organisation, professionnelle et systématique.
Encore une fois, nous vous remercions tous de tout ce que vous avez fait pourque notre voyage soit fructueux, et en fait, il l'a été plus que nous avons espéré. Nous souhaitons bien de vous recevoir un jour à Ket Doan, au Viêtnam.

Amicalement vôtre,
Nguyen Chau Phong

 

Vendredi 27 juin 2008
par Ludovic ajouter un commentaire recommander
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La revue Silence (revuesilence.net) embauche une personne pour 
- la gestion de ses fichiers abonnements (par chèque ou par internet, mise en place virement automatique, préparation des expéditions), 
- la gestion financière (saisie, élaboration de prévisionnels), 
- la gestion des points de vente (mise à jour des fichiers, facturation), 
- la gestion des stocks. Poste en CDI, 27 h 30 par semaine

Rémunération nette : 1050 euros
Compétences : niveau Bac+2 minimum en gestion, fort engagement associatif, connaissance écologique, esprit d'équipe, capacité d'initiatives.
Bonne connaissance des logiciels File Maker pro, Excel.

Poste basé à Lyon à pourvoir au 21 juillet 2008

Envoyer CV et lettre de motivation exclusivement par courriel avant le lundi 30 juin 2008 à 8 h à : ptitgavroche@gmail.com (adresse courriel uniquement pour cette offre d'emploi)

Mercredi 25 juin 2008
par Laurent ajouter un commentaire recommander
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Voici un texte qui me semble susceptible de figurer sur le blog de notre association.

Parce qu'il émane du chef d'état d'un pays avec lequel nous entretenons depuis longtemps des relations de partenariat ;
parce qu'il parle de liberté des échanges, de circulation des personnes, de flux financiers ;
parce qu'il revendique plus d'équité et de réciprocité dans les échanges ;
parce que militer pour la construction d'un monde plus juste, c'est aussi se préoccuper du sort des migrants ...

Lettre du Président Evo Morales à l'Union Européenne


Jusqu'à la fin de la Seconde guerre mondiale, l'Europe était un continent d'émigrants. Des dizaines de millions d'Européens partirent aux  Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite  "directive retour". Ce texte, validé le 5 juin passé par les  ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le  18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu'il durcit de manière drastique les conditions de détention et d'expulsion des migrants sans  papiers, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et  d'Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les  autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre  continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût  très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui  donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème  et le  XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants  européens furent toujours respectés.

Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive l'espace de  prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des migrants  viennent dans l'Union européenne pour contribuer à cette
prospérité, non  pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics,  dans la  construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne  peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au  dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation  entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l'UE.

Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7% du PIB d'aide au développement. L'Amérique Latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts  financiers  de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers  dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300  milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars  octroyés au nom de l'aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie,  a reçu plus de 10% de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1  milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de  gaz naturel.

 Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d'œuvre qualifiée en  laquelle, d'une manière ou d'une autre, nos États, bien que pauvres, ont  investi  des ressources humaines et financières. Il est regrettable que le projet de "directive retour" complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe  d'États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté,  nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes  soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La " directive retour "  prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants  sans papiers jusqu'à 18 mois avant leur expulsion - ou "éloignement"   selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice !

Tel qu'il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la  Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948. Et en particulier l'article 13 qui énonce :

  "1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

  2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays." Et, pire que tout, il existe la possibilité  d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en   compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de  rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que  soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères  latino-américains sans papiers, dont l'immense majorité travaille et s'intègre depuis des années ?
De quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire ? Où est la "liberté de circuler", la protection   contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l'Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un  "Accord d'association" qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu'imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle  ou nos  services publics. De plus, au nom de la "protection juridique", on nous reproche notre processus de nationalisation de l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans  ce cas : où est la "sécurité juridique" pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?

Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements  sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement... Ceci  est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.
Dans ces conditions, si cette "directive retour" devait être approuvée, nous serions dans l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations  avec l'Union européenne et nous nous réservons le droit d'imposer aux   citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été  imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l'avions pas exercé jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d'importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous  les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu'ils soient sans papiers ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux,  n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des  peuples, citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte  de la "directive retour". Telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la  honte. J'appelle aussi l'Union européenne à  élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse  des droits de l'Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes   l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays  d'Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l'Amérique latine.
Vous  ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos "politiques d'intégration" comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies.

Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les
"clandestins".

  Evo Morales Ayma
  Président de la  République de Bolivie

(traduction - Juin 2008)
Mardi 24 juin 2008
par Olivier ajouter un commentaire recommander
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AGENDA


Mardi 15 juillet à 19 h, réunion "Logistique" afin de gérer le bricolage de l'été : finitions et remise en beauté de la boutique, toilettage et remise en forme du Seize pour pourvoir affronter la rentrée en parfait état !


Mardi 15 juillet toujours mais à 17 h 20, rendez-vous pour tous les membres de la com com au Seize pour qu'Adriana fasse une formation sur le fonctionnement du site et comment on peut le "nourrir" et le faire vivre.

Lundi 08 septembre à 19 h, réunion de la comission communication pour préparer les actions du trimestre à venir : Alimenterre et la SSI notamment.
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Et bien sûr, tous les mardi matins, on peut trouver les membres des commissions "Achats", "Coopératives directes" et undefined"Ventes extérieures" (la semaine précédent la-dite vente) au Seize en train de travailler d'arrache-pied... et leur apporter un peu ou beaucoup d'aide...

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