Voici les dernières nouvelles (tranmises par Jean-Baptiste Cavalier, responsable des relations avec les partenaires du Sud) que nous
avons reçues de nos partenaires au Kenya. Elles datent de la fin du mois de janvier. Bombolulu Workshops consacre une rubrique de son site internet aux évènements post-élection. Vous pouvez
consulter ces informations, en anglais, sur
www.apdkbombolulu.com.
Merci à Ludivine Pierre pour la traduction des informations ci-après.
Bombolulu Workshops
L’association des handicapés du Kenya dirige neuf branches dans le pays dont les branches situées à Eldoret, Kisumu, Nakuru, Busia, Kisii, Nairobi et Mombasa
qui furent touchées par les troubles.
Avec un réseau de dispensaires mobiles de 290 stations et des programmes de rééducation dans chaque communauté dans les plus importants bidonvilles de Nairobi et dans les
banlieues d’autres villes, la plupart des programmes ont dû être suspendus de par les risques encourus mais ont maintenant repris en partie leurs activités. Notre premier défi fut d’évaluer
l’impact direct des violences sur nos clients et leur famille.
A en juger les premières informations fournies par la plupart de nos branches, il semble
qu’environ 100 personnes handicapées participant à nos programmes ont été directement affectées par le pillage, l’incendie de leur maison ou de leur entreprise ou encore par
leur déplacement. Nous nous attendons à une augmentation de ce chiffre une fois que tous nos programmes seront totalement opérationnels.
Nous estimons que les pertes directes subies vont atteindre 20 000 à 30 000 €. Environ 1 000 personnes parmi nos clients handicapés dans notre propre programme de
rééducation et dans les programmes des dispensaires mobiles ont été indirectement affectées par la perte de revenus et l’augmentation du niveau de vie. Afin d’assurer le maintien de leur niveau
de vie, nous avons besoin de 20 000 € pour les soutenir en leur donnant une aide alimentaire (20 € x 1 000 clients).
Environ 800 clients ayant contractés des emprunts auprès de notre programme de micro finance ont été dans l’obligation de stopper leur activité pendant les troubles et sont
dans l’incapacité d’utiliser les prêts ou de payer les intérêts. Ils se sont retrouvés sans source de revenus ou avec une source de revenus réduite ce qui les affecte physiquement et moralement.
Nous estimons à 24000 € (800 clients x 30 €) le montant nécessaire pour aider ces clients à garantir la survie de leur entreprise et pour leur fournir une aide alimentaire.
Nous recevons beaucoup de demandes urgentes pour l’obtention d’une aide immédiate incluant une aide à la mobilité comme des chaises roulantes pour les personnes ayant été
gravement blessées ou handicapées. Ces demandes concernent également les victimes d’ Eldoret qui ont dû être amputés. Le coût de 100 chaises roulantes sera de 13 000 €.
L’impact sur notre projet à Bombolulu qui concerne presque 190 employés handicapés et des ouvriers temporaires fut dévastateur puisqu’il y a peu de touristes pour acheter
l’artisanat qu’ils fabriquent. La moitié des 500 000 € de ventes annuelles est générée par les achats des touristes et la perte de ce marché conduira à un déficit important et mettra en danger
beaucoup d’emplois.
Pour sécuriser les emplois des personnes handicapées sur les six prochains mois, jusqu’à ce que le tourisme reprenne avec un peu de chance, nous avons besoin d’environ 50
000 €. L’atelier de Likoni dépend en grande partie des commandes passées par les hôtels touristiques qui vont être également touchés. Pour maintenir les emplois des 40 ouvriers handicapés,
environ 15 000 € seront nécessaires. Cela aiderait également l’atelier à réparer les magasins saccagés et à compenser la perte de revenu en loyers. Beaucoup de clients ainsi que leur famille ont
été psychologiquement affectés, ils ont besoin de parler et d’être accompagnés suite au traumatisme.
Hubert Seifert
Directeur général APDK
Le 28 janvier 2008
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