Partager l'article ! Invitation à l'Hôtel de Ville: Vous êtes invités à la cérémonie au cours de laquelle la médaille d’honneur de la Ville de Lyon sera remise ...
Notre Asselbkée Générale aura lieu le mercredi 25 avril à 18h. au 16.
Elle aura lieu le vendredi 6 novembre à 17H à l’Hôtel de Ville de Lyon et sera suivie d’une conférence de Taslima Nasreen intitulée « Mon combat pour l’égalité ».
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la rubrique Actualités du portail internet de RESACOOP : http://www.resacoop.org/actualites/detail.asp?id=505 ou demander aux Bureaux que l'on vous transmette l'invitation.
Taslima Nasreen est née en 1962 au Bangladesh. Issue d’une famille aisée et cultivée, elle fait des études de médecine, spécialisée en gynécologie, et exerce en
hôpital public dès 1986.
C’est pour dénoncer le sort des femmes asservies et contre l’oppression des minorités non-musulmanes, dans son pays, que Taslima Nasreen commence à publier en 1990 des chroniques et des poèmes
dans différents journaux. Ses écrits mettent en particulier en cause le rôle des religions dans la soumission des femmes aux hommes. Son premier roman « Lajja » (La honte), sorti en 1992, connaît
un certain succès populaire, fait peu commun dans un pays où les trois quarts de la population sont illettrés. Son ouvrage est par ailleurs traduit en anglais et dans les principales langues de
l’Inde. Les idées de Taslima Nasreen sont diffusées bien au-delà de son pays.
Mais très vite, de nombreuses voix s’élèvent pour lui reprocher de diffuser des idées blasphématoires ; ses ouvrages sont censurés, en particulier « Lajja » dont le gouvernement bangladeshi
interdit la vente pour « incitation à la haine interconfessionnelle ». L’effigie de Taslima Nasreen est brûlée en public et une fatwa est émise le 24 septembre 1993 par un groupe fondamentaliste
appelant au « meurtre de l’impie ». Une forte prime en argent est offerte à qui l’assassinera.
Taslima Nasreen n’en reste pas là, elle poursuit avec la publication d’autres articles et de deux nouveaux romans. La polémique prend encore de l’ampleur, avec des interprétations discordantes et
la plupart du temps erronées. Face à cette agitation et cédant à la pression des intégristes, le gouvernement lance un mandat d’arrêt contre l’écrivaine pour « avoir délibérément heurté les
sentiments religieux d’une partie de la population ». Taslima Nasreen se cache pour ne pas être arrêtée ; les manifestations contre elles s’amplifient, conduites par des fondamentalistes, avec
toujours le même mot d’ordre : « À mort Nasreen ! »
En 1994, fruit d’une campagne internationale menée en sa faveur, elle est « autorisée » à quitter son pays. Taslima Nasreen trouve alors refuge en Europe, où elle vit toujours... en attendant de
retourner au Bangladesh. Auteur prolifique, elle a signé près de 30 ouvrages, poésies, essais, nouvelles, des écrits qui tous abordent encore et toujours les mêmes questions.