Le Comité interministériel pour la coopération internationale et le développement a realisé un site web http://www.huitfoisoui.fr très beau et très bien fait pour présenter les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement :



Mardi 22 juillet 2008
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 Notre boutique a eu les honneurs du magazine "Maison Créative" de ce printemps !

Vendredi 11 juillet 2008
par Ludovic ajouter un commentaire recommander
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Une tribune signée par Stéphane Le Borgne, président de la fédération, a été publiée dans l'édition du jeudi 5 juin 2008 du quotidien La Croix (quotidien diffusé à 105 464 exemplaires). Ce texte, intitulé "le commerce équitable ne se réduit pas à un simple acte d'achat", est publié à la page 27, dans la rubrique "Autrement dit".
Voici le texte intégral :


Non, le commerce équitable ne se réduit pas à un simple acte d'achat
Par Stéphane Le Borgne, président de la fédération Artisans du Monde (1)

« Achetez-en deux et le second est à moitié prix !» : alors que la 8e Quinzaine du commerce s'est achevée le 11 mai dernier, plusieurs poids lourds de la grande distribution lancent leurs propres marques de produits équitables en ne communiquant que sur le prix. Par cette démarche, les grandes enseignes réduisent le commerce équitable à un simple acte d'achat toujours moins cher et dénué de toute valeur politique. La fédération Artisans du Monde rappelle le principe fondamental du commerce équitable : être un levier pour faire changer les règles du commerce mondial.
Si, pour proposer un produit équitable moins cher tout en garantissant des prix justes au producteur de la matière première au Sud, les acteurs de la grande distribution exercent une pression sur les unités de transformation au Nord ou réduisent les prix d'achats sur des produits non équitables, le commerce équitable perd alors tout son sens. Qu'en est-il également de la capacité à maintenir des relations commerciales durables, un des critères fondamentaux du commerce équitable, alors que d'une année sur l'autre, en fonction des négociations, les contrats peuvent être remis en cause ? Un des acteurs pionniers de la vente en supermarché a vu récemment déréférencer 20% de ses produits : que deviennent les producteurs ? La dimension humaine associée à un produit et la relation partenariale qui s'instaure dans le commerce équitable sont, dans de telles conditions, totalement ignorées.

Acheter du riz équitable en grande distribution est un premier pas vers une consommation responsable, mais cet acte ne saurait suffire pour répondre aux injustices des relations Nord-Sud. Le commerce équitable porté par Artisans du Monde depuis 33 ans impose une action politique et éducative forte. Expliquer les mécanismes du commerce international, ses dysfonctionnements et ses incohérences... cette démarche est indispensable pour rendre le commerce vraiment équitable. Nous voulons permettre au citoyen de décrypter les codes de consommation et les conséquences de ses actes quotidiens. Comment la grande et moyenne distribution, qui abrutit le consommateur à coup de marketing et de publicité peut-elle assumer cette fonction, fonction que nous avons réussi à faire reconnaître dans le document de référence (2) sur le commerce équitable établi suite à de longues discussions dans le cadre de l'Agence Française de Normalisation (AFNOR) ?

La dimension politique du commerce équitable vise à rendre les règles édictées par l'Organisation Mondiale du Commerce réellement porteuses de développement. Libéraliser le commerce et bannir tout droit de douane permettant la protection des marchés des pays émergents : tel est le credo porté par cette institution depuis sa création en 1995. Les résultats actuels, notamment avec le dramatique exemple des émeutes de la faim, sont bien la preuve de l'incohérence de ce dogme. Le commerce équitable vise avant tout à changer ces règles.

Comment la grande et moyenne distribution pourrait-elle porter ces messages alors qu'elle ne cesse de réclamer la libéralisation des négociations de prix avec les producteurs locaux français ? La loi de modernisation de l'économie, présentée le 28 avril dernier en Conseil des ministres, vient de leur accorder ce droit. Depuis de nombreuses années, elle en disposait pour les fruits et légumes. Les petits maraîchers n'ont jamais aussi mal vécu...

Accroître les ventes est nécessaire, nous en convenons. Les grandes surfaces sont un biais pour y arriver. Mais fondamentalement, il s'agit aussi de remettre en cause le modèle de consommation que nous impose la grande distribution. Consommer moins et consommer mieux, s'approvisionner davantage par le biais de circuits courts auprès d'agriculteurs et d'artisans du proximité (AMAP, Jardins de Cocagne ...), ces comportements permettent d'œuvrer pour un commerce plus solidaire au Nord et participe de la même démarche qui est celle de remettre l'économie au service de l'homme. Soyons en conscients et attentifs, c'est l'humain qui est capital.


(1) : Artisans du Monde (AdM) est un réseau de distribution composé de 170 points de vente de proximité, associatif et militant, il défend l'idée d'un commerce équitable à trois dimensions : économique, éducative et politique. Depuis 30 ans, Artisans du Monde construit avec ses partenaires du Sud une économie solidaire au service du développement durable. Le développement est ici entendu comme la maîtrise par les peuples et les sociétés de leurs choix économiques, politiques, sociaux, culturels et écologiques dans un objectif de démocratie.
(2) : accord AFNOR "Commerce équitable AC X50-340"

 

Mardi 17 juin 2008
par Ludovic ajouter un commentaire recommander
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D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant
à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...

 Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement.
Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.
Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées ; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.Un écolo de la région raconte l'explosion des maladies pulmonaires et de affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.
La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés soit de retourner chez eux, soit de s'exiler ailleurs en Espagne. Pour se faire soigner à leurs frais après avoir respiré les produits nocifs.

La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

Dommage que les consommateurs se laissent prendre, comme ils se laissent prendre aux asperges « primeur » en provenance de la même région et bénéficiant des mêmes soins chimiques. Au lieu d'attendre quelques semaines que les producteurs de proximité offrent les mêmes produits sur des marchés de proximité.


Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007
Jeudi 5 juin 2008
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Images Aléatoires

AGENDA


Mardi 15 juillet à 19 h, réunion "Logistique" afin de gérer le bricolage de l'été : finitions et remise en beauté de la boutique, toilettage et remise en forme du Seize pour pourvoir affronter la rentrée en parfait état !


Mardi 15 juillet toujours mais à 17 h 20, rendez-vous pour tous les membres de la com com au Seize pour qu'Adriana fasse une formation sur le fonctionnement du site et comment on peut le "nourrir" et le faire vivre.

Lundi 08 septembre à 19 h, réunion de la comission communication pour préparer les actions du trimestre à venir : Alimenterre et la SSI notamment.
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Et bien sûr, tous les mardi matins, on peut trouver les membres des commissions "Achats", "Coopératives directes" et undefined"Ventes extérieures" (la semaine précédent la-dite vente) au Seize en train de travailler d'arrache-pied... et leur apporter un peu ou beaucoup d'aide...

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